Les Monts, français

Pic de la Maye

    Region : Oisans, la Bérarde
    Difficulté : PE
    Altitude : 2450 m.
    Dénivelé : 800 m.
    Horaire de montée: 3h
    Horaire global: 5h

La Meije et le vallon des Etançons

Du parking de la Bérarde, se rendre vers le pont sur le Vénéon, à l'entrée du hameau de la Bérarde. Sur la rive droite du Vénéon, repérer un chemin bien marqué indiquant "Le Châtelleret" et "La Maye" et l'emprunter. Après une petite vîngtaine de minutes, le chemin pour La Maye oblique à gauche (panneau indicateur), et grimpe d'abord dans la pente raide, puis entre les barres de rochers. Des chaînes sécurisent les passages plus escarpés. En réalité, ces chaînes sont souvent plus gênantes qu'utiles, car le parcours ne présente aucune difficulté réelle.


Barre des Ecrins, versant Bonnepierre

Arrivé sur un petit plateau, le chemin effectue un détour pour gagner le point culminant proprement dit. Il est également possible d'emprunter un petit sentier qui monte directement au sommet, au prix de quelque assistance de la main sur des rochers bons et faciles. Au sommet se trouve une très belle table d'orientation qui permet de faire le topo des sommets environnants.


Sommets des Bans

Commentaire :

On est ici au coeur de l'Oisans, et l'ascension facile du pic de la Maye permet de bien comprendre l'architecture du massif, entre la Meije, la barre des Ecrins et le massif des Bans. L'ascension est facile, mais très payante; la déclivité est spectaculaire : depuis le sommet, on domine le hameau de la Bérarde, et on mesure bien le denivelé effectué.


Anecdote :

Cette anecdote m'a été rapportée par un ami.

J'étais dans le secteur de la Bérarde, à l'occasion d'une semaine de courses de montagne en Oisans, et le jour précédent avait été marqué par une grosse marche depuis le refuge du glacier Blanc jusqu'à la Bérarde en traversant la barre des Ecrins et en redescendant par Bonnepierre. Il était prévu de revenir sur le Pré de Madame Carle en passant la brèche du glacier Noir (col de la Temple), mais nous avions décidé finalement de laisser quelque répit à nos muscles bien sollicités, et de nous offrir une journée de farniente. Vers 10 heures, après le petit déj' copieux, nous avions décidé de faire une petite ballade, et sur le conseil des gens du coin, avions entrepris l'ascension de la Maye.

Nous avions sous-estimé la raideur de la pente. Les muscles endoloris avaient relativement bien accepté la montée, mais la descente, pour certains d'entre nous, se transforma en punition sévère. La descente du vallon de Bonnepierre le jour précédent avait été pénible, la descente de la Maye, infiniment plus courte, se mua en calvaire. Lorsque vos genoux deviennent des pelotes d'épingles qui se manifestent à chaque choc, et que chaque pas est un choc ressenti jusqu'à l'arrière du cervelet, la terrasse du bistrot à La Bérarde (à côté du restaurant-hôtel Tairraz) fait figure de cinq-étoiles épicurien. Nous n'avons pratiquement pas décollé de nos sièges pendant le restant de la journée; seuls des besoins naturels et l'appétit (besoin naturel aussi, après tout) purent nous décider à bouger, et oh combien péniblement !

Inutile de préciser que le lendemain ne nous vit pas prendre le chemin du glacier Noir. Mais relier la Bérarde au pré de madame Carle autrement qu'à pied n'est pas chose très facile, et le surlendemain nous vit donc prendre le chemin du glacier Noir, les muscles endoloris, et sous une pluie battante pour la deuxième partie de l'itinéraire. La Maye, c'est facile, mais pour des muscles endoloris, cela peut devenir un problème...